Un débat sur la structure et la politique du PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, animé par JACQUES IDIER, réunit GEORGES MARCHAIS, secrétaire général du PCF, et les journalistes PIERRE CHARPY, de "La Nation", RAYMOND BARILLON, du quotidien "Le Monde", HENRI AMOUROUX, de "France-soir", et JEAN-PIERRE FARKAS, de "Combat". - Question d'AMOUROUX: "Y-a-t-il un nouveau parti communiste ? Si oui en quoi a-t-il changé ?" - Réponse : "Pour nous, communistes, il n'y a jamais rien de fixé. Le parti communiste est un parti du mouvement, un parti qui s'adapte". - GP CHARPY, intervention: "Rappels historiques...". - GP MARCHAIS: "Les communistes sont des rassembleurs, des partisans de l'union. Une double conclusion: les français veulent le changement, tous giscardiens aussi. Nous avons une majorité bien au- delà des électeurs traditionnels de la gauche. Il y a toujours débat d 'opinion dans le parti communiste. Les travaux actuels des commissions du PC". - Auparavant GP FARKAS / GP BARILLON: "La dernière déclaration percutante de MARCHAIS au dernier congrès du PC". - GP MARCHAIS: "Notre objectif, c'est le socialisme. Un jour, la France vivra la vie socialiste. Il y a pas aujourd'hui en France, une majorité prête à vivre une société socialiste. Le problème est le suivant: nous nous accomodons avec GISCARD ou nous luttons. Le programme unique de la gauche n'est pas un programme socialiste, mais un programme de transition, qui peut ouvrir la voie à une société socialiste. Nous proposons aux français des réformes démocratiques pour sortir de la crise. C'est un programme volontairement limité". - GP CHARPY: le réformisme? GP MARCHAIS: "Nous avons toujours critiqué le réformisme qui est la gestion des intérêts du capital. C'est le contraire des réformes. Avec notre programme, nous proposons des réformes démocratiques qui ne sont pas socialistes mais qui portent déjà un coup au système capitaliste. La conclusion tirée des dernières élections présidentielles: la majorité des français veulent des changements limités, c'est pourquoi nous nous tenons à un programme de réformes". - GP BARILLON intervention. MARCHAIS: "Nous sommes partisans de toute réforme qui constitue un pas pour le bonheur du pays". - GP AMOUROUX: "Pourquoi 5 500 000 électeurs de moins de 200F [20 ans ?] ont voté GISCARD ?". - GP MARCHAIS: "La gauche a des moyens limités. Le programme de la gauche n'a que 2 ans. Donc court pour expliquer ce que nous voulons / son explication du vote influencé de certains français pour GISCARD". - GP AMOUROUX / GP FARKAS: Comment est ressentie son image dans le PC ? - GP MARCHAIS: "Le rôle du secrétaire du PC, ses responsabilités, sa conception de ce rôle, la politique du PCF est celle de débats sérieux. Nous vivons une période historique. Nous sommes le parti du mouvement". - GP BARILLON: "Vous n'êtes plus "homme d'appareil", êtez-vous d'accord avec vous-même ?". - GP MARCHAIS: "J'éprouve une légitime satisfaction mais il faut toujours améliorer, créer un milieu où les français vivent mieux". - GP AMOUROUX: "Un plan étriqué au sein du PC". - GP MARCHAIS: "Les adhésions au PS / celles au PC / chercher des adhésions / il faut ouvrir toutes grandes les portes du PC". - GP AMOUROUX et CHARPY: l'exclusion du PC. Exemple: GARAUDY. - GP MARCHAIS: "Nous tenons à une certaine règle". - GP BARILLON: "Où allez-vous chercher vos adhérents ?". GP MARCHAIS: "L'adhésion au PC exige seulement d'être d'accord avec les statuts du PC. Plus notre parti sera fort, mieux nous saurons mener la France vers le socialisme. Nous lançons un appel à l'union des français". Pano sur les journalistes attentifs. - GP MARCHAIS: "Nous nous adressons aussi aux gaullistes, non pas par un virage de dernière heure, mais parce que nous avons des points communs, exemple : la politique de prestige de la France. Il y a 2 choses : l'adhésion d'une part et d'autre part des gens d'autres courants politiques prêts à faire un bout de chemin avec nous" - GP FARKAS: "L'union des partis de gauche". - MARCHAIS: "Nous réaffirmons notre accord avec le programme commun. Nous tenons beaucoup à l'indépendance du mouvement syndical / sa position par rapport de ROCHARD [à Michel Rocard ?]. - GP AMOUROUX: "Quel pays socialiste est pour lui le plus vivable ?". - GP MARCHAIS: " Je veux rester en France. Il ne faut pas voir les différents pays socialiste globalement. Il n'y a pas de modèle de société socialiste que nous pouvons copier chez nous. Nous construirons un socialisme qui correspondra à nous, français, mais que lorsque la majorité des français le désirera. On ne construit pas une société avec des minorités". - GP AMOUROUX: "Le socialisme et les libertés". - GP MARCHAIS: "il y a un PC français qui est animé par une volonté profonde: il faut réaliser des transformations démocratiques mais nous n 'oublions pas pour autant notre idéal socialiste". - GP CHARPY: "Que viendraient faire les gaullistes dans ce fourre-tout ?". - GP MARCHAIS: "Nous ne sommes pas un fourre-tout. C'est clair, c'est précis, l'intérêt des français, l'intérêt et l'indépendance de la France". - GP BARILLON: "Les divergences entre les partis de gauche". - GP MARCHAIS: "C'est évident qu'il y a des divergences entre les partis de gauche, mais nous avons une motivation profonde commune. Il y a un progrès qualificatif des rapports entre les partis de gauche. Nous tendons la main au peuple français, en vue d'un grand rassemblement. Il est nécessaire que les différentes composantes de la gauche se renforcent". - GP IDIER: "Et vous, GEORGES MARCHAIS ?". - GP MARCHAIS: "J'essaie d'accomplir mieux la tâche qui est la mienne".
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Added: Apr 30, 2007 |
| Category: Government |
Author: ORTF |
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