Scénario catastrophe. Nombre de commentateurs et d’experts militaires, usant de la liberté de la blogosphère, qualifient la guerre en Géorgie de “diversion stratégique”, en vue d’un conflit imminent contre l’Iran. Affabulation ou analyse perspicace ? Retour sur les éléments troublants du drame en train de se jouer. Sourires affichés, complicité évidente : George Bush et Vladimir Poutine ont l’air étrangement ravi, en ce vendredi 8 août 2008, alors que se déroulent les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques, quelques heures après le début de l’offensive russe en Géorgie. La diplomatie d’apparat relativise ce jour-là à Pékin la gravité de la situation : l’allié inconditionnel des Etats-Unis et l’ex-République soviétique, la Géorgie, subit le retour de bâton de la part de la Russie, à la suite de ses incursions répressives en Ossétie du Sud, province pro-russe. Dès lors, la plupart des médias vont déployer la dramaturgie de “David contre Goliath”, incarnés respectivement par la “faible” Géorgie et le terrible “ours russe”. La ville géorgienne de Gori offre ainsi le tragique spectacle de ses morts bombardés par les Russes. Pourtant, le contexte de ce conflit a priori inopiné mérite d’être élargi, dans le temps comme dans l’espace. La suite sur Mecanopolis : http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/15/de-la-georgie-a-l%e2%80%99iran/